A PARIS COUP BAS CONTRE LA CANDIDATURE DE DOMINIQUE BERTINOTTI

Martine AUBRY ne cesse de réclamer l'unité du PARTI. Elle s'affiche avec SEGOLENE ROYAL. Les deux femmes se téléphonent; se rencontrent, travaillent enensemble au nom de la nécessaire unité du parti pour battre NICOLAS SARKOZY en 2012.
On ne peut qu'être d'accord pour mettre fin à la zizanie, la guerre des chefs qui a plombé le Parti Sovialiste notamment en 2006et 2OO7 et a donné une image déplorable au Congrès de REIMS. Grâce aux efforts de MARTINE AUBRY et de SEGOLENE ROYAL, le Parti Socialiste a repris des couleurs et affiche son unité même si elle est encore fragile. Il ne faudrait pas qu'il s'agisse d'une unité de façade sinon tout s'écroulerait...
Cette unité, voulue par la première secrétaire doit être sincère pour ne pas s'écrouler...Ce qui implique un minimum de respect entre les deux femmes et de respect des règles du parti socialiste. Cela signifie aussi que la première secrétaire donne à Ségolène ROYAL au sein du parti une place qui lui revient en fonction de sa représentativité, donc en fonction des résultats acquis par la motion qu'elle a signée pour le congrès de REIMS.
Or, à PARIS, Dominique BERTINOTTI, soutien actif de SEGOLENE ROYAL a présenté sa candidature aux sénatoriales en position éligible. Sa candidature a été présentée sous le signe de l'unité du parti...Elle a été éjectée, ou plus exactement repoussée à la dixième place, en position inéligible, au profit de Marie Noèle Linnemann, hamoniste.
Cette élimination systématique des ségolènistes à toutes les élections depuis 2007 est un acte d'ostracisme et on aurait pu penser qu'avec les efforts faits par les deux femmes fortes du Parti Socialiste pour l'unité et le vivre ensemble ces pratiques d'un autre âge disparaîtraient..... Si de tels comportements perdurent cela signifie que la rénovation annoncée à grands cris n'est qu'un leure.
Il est donc absolument indispensable que MARTINE AUBRY PLACE DOMINIQUE BERTINOTTI EN POSITION ELIGIBLE. IL Y VA DE SA CREDIBILITE ET AUSSI DE CELLE DU PARTI SOCIALISTE. A L' EVIDENCE, LES ELECTEURS DE SEGOLENE ROYAL SERONT TRES ATTENTIFS ET S' ILS ONT LE SENTIMENT QUE PERDURENT AU SEIN DU PARTI DES MANOEUVRES VISANT A ELIMIBER LEURS ELUS, ON PEUT PREVOIR QU'ILS AURONT DES REACTIONS PAS FORCEMENT SOUHAITABLES...
Le conseil fédéral, parlement du parti socialiste parisien, se réunissait hier soir pour proposer une liste de candidates et de candidats pour l’élection sénatoriale.
Bafouant toutes les règles démocratiques, en ouvrant le vote sur la liste avant même le débat, ne prenant même pas le temps d’entendre les candidats, les chefs locaux s’étaient mis d’accord pour écarter des places éligibles la candidate Dominique Bertinotti proche de Ségolène Royal.
Ce fut un véritable affront pour toutes les militantes et tous les militants parisiens qui œuvrent depuis des mois pour construire l’unité du Parti afin de préparer les futurs échéances nationales.
Mais rien n’y fait le Parti socialiste préfère retomber dans ses vieilles querelles, ses divisions internes.
Une soirée de cuisine électorale !
Un à un les leaders locaux du parti montaient à la tribune sous le regard satisfait du premier fédéral Rémi Féraud pour expliquer leur cuisine politique. A aucun moment il ne fut question d’engagement, d’orientation politique, le seul sujet portait sur les règles internes de répartition des postes : je te donne, tu me donnes et tout le monde est satisfait. Peu importe après tout le candidat ou la candidate, il peut être parachuté, il peut même être absent, car la seule chose qui compte : c’est la règle à calcul entre petits chefs locaux pour placer leurs hommes. « Vous n’avez pas à discuter le choix de notre candidate, c’est le choix de notre motion ! » entendait-on. « Mais où est cette candidate ? » Evacuée la question, elle n’est pas là, elle ne daignera même pas se présenter, après tout cela compte si peu puisqu’il s’agit d’un arrangement entre motions, petite magouille entre frères ennemis. La candidate fantôme remplace l’élue de terrain Dominique Bertinotti.
Où en est la rénovation du parti ?
Ségolène Royal en avait fait l’une de ses propositions au dernier congrès de Reims. Pour sortir de ces petites combinaisons entre fractions qui ruinent ce parti, la socialiste proposait une réelle rénovation de son fonctionnement pour en faire un grand parti ouvert sur la société, un parti démocratique où l’on parle d’engagement politique, de valeurs, de combats et de propositions. Martine Aubry avait repris une partie de cette idée, parlant d’une nécessaire rénovation. Et qu'en est-il maintenant ?
Lors de ce conseil fédéral parisien, c’est tout l’ancien parti qui a refait surface, celui qui a conduit à la tragédie de 2002 : un parti totalement détaché de la société, se repliant sur ses petits jeux internes. Un parti où l’engagement collectif compte moins que les petites combinaisons de motions, un parti toujours prêt à se diviser malgré les attentes de la population pour le changement.
Philippe Allard
Suite à ce calamiteux conseil fédéral à Paris, Dominique Bertinotti en appelle directement à Martine Aubry pour que l’unité du parti ne soit pas un jeu de façade !
PARIS, 20 novembre 2010 (AFP) - Dominique Bertinotti, fidèle de SégolèneRoyal et candidate aux sénatoriales de septembre à Paris, en a appelé samedi à Martine Aubry pour obtenir une position éligible sur la liste parisienne.
Selon un vote du conseil fédéral parisien vendredi soir, la maire du IVème arrondissement figure en 10ème place, non-éligible, sur cette liste, alors que Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, de l'aile gauche de Benoît Hamon, devrait être en quatrième position, éligible.
"Toute élaboration de listes de candidats est un geste politique", écrit Mme Bertinotti dans un communiqué.
"Celui actuellement posé par la direction de la fédération de Paris est un mauvais geste, un geste marqué du sceau du congrès de Reims, un geste diviseur, un geste qui nie le chemin parcouru par Ségolène Royal et Martine Aubry depuis La Rochelle", poursuit-elle.
"Forte de l’assentiment de nombreux militants ségolénistes réunis en assemblée générale à Paris début novembre, j’ai déposé ma candidature à un poste de sénatrice en position éligible. Ma candidature est placée sous le double signe du respect et de l’unité des socialistes".
"Avec l’ensemble des militants ségolénistes", "je demande que la première secrétaire du parti agisse pour que l’unité ne se résume pas à un discours mais à des actes", dit encore Mme Bertinotti.
La liste de candidats doit être soumise au vote des militants parisiens le 2 décembre.