PRIMAIRES:SEGOLENE ROYAL FAIT UN APPEL AU REGLEMENT

Publié le par SERAFINE

113550_segolene-royal_460x306-copie-1.jpg 

                        JE SUIS TOUJOURS INDEPENDANTE A-ELLE DIT SUR FRANCE 2. UN PAS DE PLUS VERS SA CANDIDATURE.


Merci à l'AFP pour cet article


"Ségolène Royal a fait un pas supplémentaire vers sa candidature à la présidentielle vendredi, en s'opposant à toute entente préalable entre DSK, Martine Aubry et elle-même pour les primaires, au risque de briser le talisman de l'unité tant affichée.

En son bureau à Poitiers, la présidente de Poitou-Charentes a affirmé à l'AFP et à deux autres médias : "Je suis extrêmement ferme. Je serai la garante du bon déroulement des primaires. Je ne veux aucune ambiguïté sur ce qu'a été dit par Martine".

Mercredi soir, la patronne du PS avait réaffirmé l'existence d'un pacte entre le directeur général du FMI, Ségolène Royal et elle-même, prévoyant qu'ensemble, ils choisiraient lequel ou laquelle du trio serait candidat à la primaire.

L'ex-candidate à la présidentielle assure ne pas craindre "la confrontation politique" avec la droite, avertissant sans les nommer "ceux qui veulent toujours retarder pour reculer la confrontation politique, prétextant ne pas vouloir être attaqués trop longtemps, il faut qu'ils sachent que ce n'est pas en retardant les choses qu'on les règle".

Selon Mme Royal, le "flou actuel est mal vécu par les gens". "Plus que jamais, l'heure est venue d'avancer sur les primaires. C'est la meilleure façon de lever toute ambiguïté sur le sujet", a-t-elle martelé, plaidant pour une accélération du calendrier (candidatures en juin, primaires en octobre/novembre 2011), de l'organisation, des règles et de l'installation du comité d'éthique.

Les primaires sont un "élément clé" pour réussir ensuite la campagne présidentielle. "On s'est engagé, on doit tenir, sinon on ne sera pas crédibles", fait-elle valoir, invoquant le "respect" des Français, des "militants", des "candidats".

Pour le politologue Gérard Grunberg, "Ségolène en a envie. C'est une vraie politique. Elle a peut-être compris qu'il y avait un jeu à jouer".

DSK, tenu par son absolu devoir de réserve, manie le chaud et le froid sur ses intentions, et caracole en tête des sondages face à Nicolas Sarkozy. Il a rencontré Mme Royal lors de son passage à Paris, mais rien n'a filtré de cet entretien.

Le porte-parole Benoît Hamon avait qualifié, il y a peu, la période actuelle de "faux plat" des primaires.

A son instar, un socialiste file la métaphore cycliste : "Le PS risque un claquage musculaire. Nous sommes dans l'obligation de lenteur et d'étirement à cause de DSK", tenu par son mandat au FMI jusqu'en automne 2012 et "de l'autre, il y a accélération de la vie politique parce que Sarkozy est en campagne depuis le remaniement".

Harlem Désir, numéro deux du PS, minimise : "Ségolène a raison, il n'y a pas de pacte. Il y a volonté de réfléchir ensemble à la préparation de l'élection présidentielle"."Toutes les interprétations qui laissent croire qu'il y a une alliance pour empêcher les primaires ne correspondent absolument pas à la réalité", a insisté Mme Royal.

Pour elle, il y a des "discussions", une "entente cordiale sur un état d'esprit" entre eux trois, mais pas "sur une remise en cause des primaires".

Affichant depuis avril l'unité avec Mme Aubry, Mme Royal, dont la devise est "unis, nous gagnerons, divisés nous perdrons", admet que "l'union est un combat".

Mais pour afficher sa volonté de prendre toute sa part à la compétition, Mme Royal ajoute : "Personne ne s'interdit d'être candidat aux primaires, y compris moi". Avant d'asséner : "Je n'irai pas dans un dispositif qui empêcherait les primaires pour une quelconque raison de confort personnel", en allusion à peine voilée à Mme Aubry et DSK.

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article