JE VEUX RASSEMBLER DE L' EXTREME GAUCHE AUX CENTRISTES HUMANISTES ET AUX GAULLISTES
S. Royal : Rassembler de l'extrême-gauche aux..
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C'est une Grande Dame, une formidable politique, une Femme d'Etat qui a répondu hier aux questions de Laurent Delahousse. C'est une rassembleuse hors normes qui a compris que dans les difficultés actuelles, il était nécessa ire de rassembler large autour des valeurs de la République. Selon certains médias: "elle a fait un retour très remarqué."
ETRE UTILE A MON PAYS
Dans sa présentation préliminaire, Laurent Delahousse, tout en rappelant les 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle en 2007 a bien entendu, comme tout journaliste interviewant Ségolène ROYAL, sur tous les médias cru bon de rappeler qu'elle était bas dans les sondages.
Mais nous savons ce que valent les sondages surtout qu'une fuite, comme de bien entendu réfutée par l'IFOP nous a appris que dans deux villes, Saint Denis et Sarcelles, au premier tour des Primaires, elle faisait 41% et au deuxième tour 55 ou 56% selon l'hypothèse.
Pourquoi, lui demande Laurent Delahousse tenez vous à vous présenter à la Présidentielle:" Parce que je crois que j'ai beaucoup souffert de ne pas avoir donné aux 17 millions de Français qui ont voté pour moi et tous ceux qui aujourd'hui sont déçus par la politique de Nicolas Sarkozy, qui ont cru dans les promesses fallacieuses qui leur ont été faites , et dès le soir de cette défaite 2007, certains ont été surpris de me voir sourire, mais je voulais leur dire, par ce sourire que je serai là, que je reviendrai et si je peux être utile à mon pays après un engagement de 25 ans dans la vie politique, je me dois cette fidélité et cet engagement.
LA MIEUX A MEME DE BATTRE NICOLAS SARKOZY
Delahousse:Pourquoi y aller?
Parce que c'est le sens d'un engagement. C'est une conviction très profonde que je suis la mieux à même de battre Nicolas Sarkozy.Parce que j'ai cette expérience de la campagne présidentielle. Parce que je suis capable de faire cette alliance dont les Français ont besoin entre entre des valeurs traditionnelles, pour que la France retrouve ses valeurs fondamentales, les valeurs de la famille, les valeurs de l'éducation nationale, les valeurs de la santé avec l'hôpital public, les valeurs de la sécurité et les valeurs républicaines qui sont gravement mises à mal. En un mot, je veux être la Présidente des Solutions Equitables, capable de redonner une espérance et un destin à notre Pays.
LE RASSEMBLEMENT
J'ai montré ma capacité de rassembler puisque j'ai rassemblé, dans la région que je préside de l'extrême gauche jusqu'aux centristes humanistes, en passant par les écologistes, bien évidemment les socialistes, les radicaux.
Donc, il est très important aujourd'hui, si l'on veut réussir le changement à gauche d'être capable de faire ce rassemblement et ce rassemblement j'ai démontré que j'avais la capacité et la conception politique de le réaliser.
NOUS SOMMES TOUS SOCIALISTES.
Mais, moi je suis animée par une morale de l' action. Je ne me compare pas aux autres socialistes parce que nous avons la responsabilité de nous respecter. Que nous devrons nous rassembler dès que les primaires auront rendu leur verdict et nous devrons nous rassembler.
Moi, ce que je veux, c'est faire en sorte que la France trouve une nouvelle perspective.
On nous dit qu'il faut lutter contre les déficits, mais qu'est ce qu'il faut faire pour lutter contre les déficits, c'est d'abord déployer la formidable créativité que nous avons, en particulier dans nos petites et moyennes entreprises, c'est de réaliser cette nouvelle frontière. que représentent la croissance verte, le développement durable et la voiture électrique; c'est de faire en sorte que l'on puisse, en luttant contre les inégalités faire en sorte donc que la politique devienne efficace et moi, je crois aujourd'hui que, ce dont la France souffre le plus c'est de l'aggravation des inégalités.
LE QUATORZE JUILLET
Les Français ne doivent pas se déchirer sur leur quatorze Juillet, sur leur drapeau, sur leur identité, sur leur histoire. Il y a de la place pour tout le monde. Je crois que le défilé militaire a se place dans le quatorze juillet. Je ne dis pas seulement cela parce que mon père était officier de l'armée française; mais j'ai appris à respecter ceux qui se donnent à la République.
Maintenant je conçois très bien que des citoyens n'aient pas envie de regarder le défilé. Il y a en même temps aussi, le quatorze juillet des rassemblements populaires et moi, ce que je voudrais dire à François Fillion, c'est que l'histoire de France et le projet de la république c'est de rassembler des Français différents, sans leur demander d'où ils viennent mais en leur demandant où ils veulent aller ensemble et c'est cela que je veux faire dans cette élection présidentielle, dire où nous allons aller ensemble parce qu'ils auront la conviction que les efforts seront équitablement partagés et que nous allons, ensemble, leur donner une nouvelle espérance. Je veux dire aux Français:" Ne vous repliez pas sur vous-mêmes. La Politique a encore un sens, même si on leur a beaucoup menti. La politique nous ne devons pas avoir peur, ni nous replier sur l'individualisme mais oser l'espérance.
L' APPEL AU RASSEMBLEMENT
D'abord je rassemblerai les socialistes. Et je suis heureuse que François, Martine et les autres ont dit qu'ils se rassembleraient derrière moi si je suis désignée aux Primaires. Aujourd'hui tout le monde me l'a dit et ce sera une force supplémentaire puisque malgré l'absence de soutien du parti, j'ai eu 17 millions de voix et il en manquait peu pour éviter à la France de subir ce qu'elle subit aujourd'hui.
Et nous rassemblerons ensuite bien sûr les écologistes, l'extrême gauche, mais aussi les centristes humanistes, mais aussi la droite gaulliste.
Pourquoi la droite Gaulliste? Parce que, comme le disait le Général de Gaulle la politique, c'est se tenir droit et regarder en avant. Une certains droite a perdu cette tradition gaulliste et moi, je veux rassembler tous ceux qui veulent réussir le changement à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines.
Cet appel aux gaulliste qui attire des cris d'orfraie n'est pourtant pas nouveau!!! On se souvient sans doute de ce manifeste signé par tous les représentants du CNR, outrés par la politique sarkozienne qui détruit pierre après pierre le pacte social gagné par le sang et mis en place par le Conseil National de la Résistance...
Il y en a des gaullistes qui tous les jours se disent écoeurés de l'abandon des valeurs de la république par le Président de la République. Il y en a qui refusent désormais de voter UMP ou SARKOZY. Il y en a qui écoutent attentivement Ségolène ROYAL et son respect des valeurs et qui sont tentés de lui donner sa chance pour restaurer ce à quoi ils croient et ont toujours cru.
Il est vrai que le Ministre BERTRAND n'est pas de cela, mais il est, il est brai Ministre et ça vaut bien quelques compromissions. Difficile de comprendre comment on peut être gaulliste et libéral, gaulliste et contre un Etat fort, interventionniste. Mais ça ne le dérange pas et du moment qu'il a son poste, il n'est pas à une contradiction prêt , ce qui en soit se marie assez mal avec la doctrine gaulliste. Mais enfin, soit...
Pourtant, dès aujourd'hui, un député gaulliste répond chiche à la proposition de Ségolène ROYAL. Il s'agit du Député Villepiniste Jean Pierre Grand.Il ne fait en cela que suivre les traces de Feu Jean Noël Jeanneney, qui en 2007 s'était prononcé, dans une lettre ouverte pour la candidature de Ségolène ROYAL. Très beau texte qu'el n'est pas inutile de relire.
Ségolène et de Gaulle

par Jacques Julliard,
directeur délégué
de la rédaction
du Nouvel Observateur
Le général de Gaulle – c’est une première dans l’histoire de l’élection présidentielle depuis 1958 – aura été totalement absent de la campagne en cours. C’est pourquoi je crois utile et même nécessaire, le temps et l’espace d’une chronique, de m’effacer au profit de la "Lettre ouverte à Ségolène Royal" que nous a adressée Jean-Marcel Jeanneney, le dernier ministre survivant, avec Pierre Messmer, du général de Gaulle.
"MADAME, je ne vous ai entendue et vue qu’à la télévision. Mais vos propos, votre manière d’être, ont fait que, depuis plusieurs mois déjà, j’étais enclin à voter pour vous le 22 avril. Ayant lu attentivement votre livre, "Maintenant", je ne doute plus de le faire.
Je suis un très vieux monsieur. Ministre du Général de Gaulle à trois reprises, je fus un des rares qui eurent l’honneur d’être reçu par lui à Colombey, après qu’il eut, en parfait démocrate, démissionné de la présidence de la République parce que désavoué lors du référendum qu’il avait décidé.
Je suis fidèle à sa mémoire. La France, au cours de sa longue histoire, n’a guère eu de chef d’Etat de cette envergure, parfaitement indépendant de toutes les puissances financières et de tous les dogmes politiques, ne se laissant intimider par quiconque, discernant ce qu’allait être l’évolution du monde et percevant ce qu’étaient les intérêts à long terme de son pays. Mais je n’ai jamais cru à la possibilité d’un gaullisme sans de Gaulle et je me suis vite désolidarisé de ses prétendus héritiers.
Cela dit – et sans vouloir vous écraser sous une telle référence en vous assimilant à cette très haute figure – j’ai le goût de vous dire que je constate d’assez nombreuses analogies entre ses idées et les vôtres, telles qu’elles apparaissent au long de vos trois centaines de pages. D’abord le volontarisme politique, puis l’attachement à la nation, à son passé et à son avenir, comme fondement nécessaire aux solidarités entre les individus vivant sur son sol ; la prise en compte des aspirations populaires mais sans soumission systématique à l’opinion ; l’idée, que de Gaulle énonça dès mars 1968 dans un discours à Lyon, que les activités régionales sont les ressorts de la puissance économique de demain ; encore, le fait que la France, dans un mode menaçant, ne doit pas renoncer à une puissance militaire forte.
Entre vous et lui, il est encore un trait commun : quand on lui exposait un problème de façon abstraite, il vous interrompait : "Alors ! Pratiquement, que proposez-vous ?" Or toujours vous proposez ou esquissez une solution concrète.
J’ajoute que vous rejoignez le général de Gaulle sur trois points, de grande importance. Le premier est la sobriété que vous voulez dans le comportement quotidien de la présidence de la République et du gouvernement. Le deuxième est le recours à l’article 11 de la Constitution, que vous devrez inévitablement utiliser pour modifier celle-ci, en particulier concernant le Sénat. Le troisième est que, comme lui, vous vous appuyez sur un parti, ce qui est indispensable, mais que, comme lui, vous êtes d’un tempérament assez fort pour pouvoir, quand besoin est, vous en affranchir.
Madame la candidate, je vous souhaite de tout cœur bonne chance et vous assure de la grande considération que j’ai pour votre culture gouvernementale, pour votre intelligence, votre sensibilité et votre caractère."
Coïncidence. Au moment où Jean-Marcel Jeanneney nous adressait cette lettre, dont il n’est pas nécessaire de souligner l’importance et l’originalité, Jean-Noël Jeanneney, son fils, quittait la présidence de la Bibliothèque Nationale de France. "Atteint par la limite d’âge", comme on dit. Mais derrière ce crétinisme administratif, il y a le sectarisme partisan : avant de quitter le pouvoir, Jacques Chirac sature la haute administration de ses créatures, dont évidemment l’ancien ministre de François Mitterrand n’était pas. Jean-Noël Jeanneney aurait très bien pu bénéficier des dispositions qui ont permis aux présidents de l’Opéra de Paris ou du Musée Guimet d’achever leur mandat au-delà de cette limite... Ségolène Royal a promis de mettre fin à ces mœurs claniques. En attendant, saluons celui qui est devenu en cinq années seulement un grand président de la BNF. Il lui a redonné la sérénité, l’initiative, la fierté de sa mission. Grâce à lui, la BNF a quitté la rubrique des faits divers et des conflits sociaux pour celle de la recherche et de la culture. Un grand serviteur de l’EtAT"
Aujourd'hui , je suis très fière de l'intervention de Ségolène ROYAL et je suis fière de la soutenir depuis 2006....Il y a chez elle de la dignité, de la grandeur, et en même temps une proximité envers les " sans voix" qui forcent l'admiration.
C'est pourquoi, AUX PRIMAIRES SOCIALISTES JE VOTE SEGOLENE ROYAL DES LE PREMIER TOUR PARCE QUE C'EST AU PREMIER TOUR QUE SE GAGNE UNE ELECTION.
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