L'ECONOMIE SEULE NE FERA JAMAIS UNE SOCIETE.

Publié le par SERAFINE

François Hollande sort peu à peu de son silence. Il y a quelques jours,dans une interview au JDD, il a dévoilé une partie de son programme.Hier, dans le discours qu'elle a prononcé dans la Convention, Martine AUBRY a annoncé que, début janvier il ferait connaître ses propositions précises. Enfin!.

Il faut reconnaître, qu'au cours de ses différents déplacements, il a fait des propositions ET commencé à marquer sa différence, semble t-il à et s'inscrire dans une démarche de changement par rapport à Sarkozy.

Bien sûr, ce n'est pas le CONTRAT SIGNE AVEC LA NATION.

298891 2074445936365 1101437229 31828821 465983757-copie-1Mais, tout de même on y retrouve certaines de ses idées.

*Assouplissement de ses interventions par la BCE.

*Mise en place d'une taxation sur les transactions financières

*Un pas vers la sortie du nucléaire, même s'il maintient le nucléaire à un haut niveau. Son programme est à 25 ans et celui de Ségolène ROYAL à 40 ans pour la sortie du nucléaire. 

*La diversification des sources d'énergie.

*Un pacte de croissance auquel il ajoute responsabilité, également revendiqué par Ségolène Royal et de gouvernance dont on ne connaît pas les contours.

*Il veut réindustrialiser la France. Sur ce point, on reste sur notre faim faute de précisions. Il ne nous dit pas comment il le fera, et surtout comment il financera ce volet de son programme.


                           

François HollandeA paraitre dans leJDD

François Hollande veut "être le candidat de la réconciliation et de l’apaisement". (Reuters)

Le chef de l’État a attaqué la gauche sur les 35 heures, la retraite à 60 ans, que lui répondez-vous?
Nicolas Sarkozy est au pouvoir depuis dix ans, cinq ans comme ministre et cinq ans comme président, je le lui rappelle car il semble l’avoir oublié. Rien n’est jamais de sa faute, ni les déficits qui explosent, ni la dette qui est passée de 58% à 88% du PIB en une décennie, 500 milliards de plus sous son seul quinquennat ; pas davantage le chômage qui atteint un niveau historique, pas la croissance qui aura été la plus faible sous son mandat depuis le début de la Ve République.

Bref, il s’accorde à lui-même une totale immunité et renvoie la responsabilité de son impasse du côté de ses lointains prédécesseurs ou de son possible successeur. Curieuse conception de la démocratie!

Les 35 heures c’était il y a douze ans, ce régime a été modifié au moins trois fois depuis 2002 et la défiscalisation des heures supplémentaires opérée en 2007 a fini de les démanteler. Ce n’est pas ce qui reste des 35 heures, une simple durée légale pour calculer des heures supplémentaires qui explique le déficit record de notre balance commerciale : 75 milliards en 2011 (contre 150 milliards d’excédents pour l’Allemagne), c’est l’abandon de la politique industrielle et l’incohérence de la politique économique et fiscale de la droite.

Un nouveau traité devrait-il être ratifié par référendum?
Aujourd’hui, l’Europe a moins besoin d’un traité de plus que d’actions immédiates. J’ai à l’esprit l’expérience du Traité constitutionnel européen : des mois et des mois pour être négocié, puis pour être ratifié et autant pour être repoussé. Nous ne pouvons pas attendre.

Je propose un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance.

Aujourd’hui, pour lutter contre la crise de l’euro, ce n’est pas l’annonce d’une machinerie qui convaincra les marchés et les citoyens. La confiance peut revenir rapidement et la spéculation être vaincue si la Banque centrale européenne même dans ses statuts actuels assouplit ses interventions, si le Fonds européen de stabilité financière se transforme en banque pour venir en soutien des pays les plus vulnérables, si la banque européenne d’investissement engage une politique de grands travaux et si le budget européen dispose des ressources nouvelles en mettant en place la taxe sur les transactions financières et en lançant les euro-obligations. Tout ça peut être engagé dès demain. Et même sur le contrôle de la politique budgétaire des États, une procédure existe, elle a été élaborée par la Commission européenne conjointement avec le Parlement européen. Pourquoi faudrait-il l’inclure dans un nouveau traité voire en demander la constitutionnalisation ou pire encore en demandant à la Cour de justice européenne des sanctions? Je m’y refuse.

Nucléaire, suppression du droit de veto à l’ONU, élection de maires étrangers, la droite tape durement sur vous. Que répondez-vous?
La droite sait taper sur les Français surtout, mais sur moi, en l’occurrence, elle tape à côté. Le candidat sortant est toujours dans la caricature, pas seulement de lui-même mais des autres.

Ma position sur le nucléaire est celle qui prépare la mutation sur vingt ans, en diminuant sa part dans la production d’électricité de 75 à 50% d’ici à 2025, en améliorant notre efficacité énergétique par la diversification de nos sources d’énergie tout en maintenant un haut niveau d’activité pour l’industrie nucléaire.

Nicolas Sarkozy pense qu’il est possible de prolonger le passé alors que la responsabilité d’un chef de l’État, c’est de réussir la transition vers l’avenir.

Quant au siège français à l’ONU, c’est un chiffon que la droite agite à partir de l’accord PS-EELV qui imagine à très long terme une réforme de la gouvernance mondiale. Il n’est pas question pour moi de mettre en cause le droit de veto et le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU. C’est clair une fois pour toutes!

Cela évitera à Nicolas Sarkozy de répéter cette fable. À Toulon, il n’a parlé que des peurs pour les déplorer tout en les agitant. Ce sera sa thématique de campagne comme pour mieux prétendre que sa seule présence pourrait les conjurer. Je ne crois pas un seul instant que celui qui a tant déstabilisé les Français pourra demain les rassurer et celui qui les a divisés pendant cinq ans les rassembler. À l’inverse, je veux être le candidat de la réconciliation et de l’apaisement. C’est ainsi que je réussirai le changement!

(Propos recueillis par Cécile Amar.)

 

 Suite au sommet MERKOZY, qui retire aux ETATS une part importante de leur souveraineté, les contraint à soumettre leurs pré-budgets à l'Europe avant de les présenter aux parlements nationaux, qui impose des sanctions automatiques décidées par la Cour Européenne de Justice et l'adoption d'une règle d'or, qui ne prend aucune mesure de régulation des banques, bref une instauration radicale de l'austérité dans tous les pays d'Europe, sans prévoir de volet social, sans prévoir des projets communs pour dynamiser la croissance, on aimerait connaître son avis.

On aimerait être certains que Hollande maintienne le cap qu'il s'est fixé dans cette interview sur l'inutilité d'un nouveau traité européen.

C'est  fondamental puisque ce sommet débouche sur une profonde modification  du traité de Lisbonne, bref un nouveau traité qui devra être ratifié, en principe par le parlement réuni en congrès, à la majorité des trois cinquième et ce, dès le mois de Mars.

Donc nous voulons savoir si François Hollande accepte ce honteux traité qui organise la misère des peuples qui ne seront pas consultés et n'auront donc pas leur mot à dire, ce honteux traité qui organise une Europe anti démocratique où tout sera décidé par un couple de MERKOZY, ce honteux traité qui consacre la conception allemande de la politique et est preuve de la dépendance de Sarkozy vis à vis de Merkel!

Nous voulons savoir si, en conséquence le PS votera ou non ce traité, sachant que s'il ne le vote pas, il n'y aura pas la majorité requise et soit les Européens devront revoir leur copie., soit la France restera à l'écart de l'Europe.




 

          
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