UN CANDIDAT ARTIFICIEL

Publié le par SERAFINE

Ségolène ROYAL, sur RTLconsidère que Nicilas est un candidat artificiel parce que chaque mot représente le contraire de ce qu'il a fait pendant 5 ans. La France Forte? La France n'a jamais été aussi affaiblie. Les Référendum; oui mais sur des sujets majeurs...Il n'y a pas eu de référendum sur les retraites...

L'ancienne candidate socialiste Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 a trouvé que Nicolas Sarkozy était "artificiel" lors de sa déclaration de cadidature hier, a-t-elle dit ce matin sur RTL.

"Il essayait d’être celui de 2007, mais il a à porter un bilan catastrophique", a dit Ségolène Royal au micro de Jean-Michel Aphatie. "Je l’ai trouvé artificiel. Son slogan
'La France forte' est artificiel : jamais la France n’a été aussi affaiblie. Sur le travail:  jamais le capital n’a été autant taxé, (...) jamais un quinquennat n'a été aussi anti social", a dit la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes.  "La France serait plus forte si elle était plus juste, elle serait plus forte si il y avait un destin collectif". 

À propos du référendum proposé par le président de la République, elle s'est étonnée: "Il a eu peur du peuple pendant cinq ans, jamais le peuple n’a été consulté. Les Français sont descendus huit fois dans la rue contre les retraites. Il choisit lui le sujet de ce référendum. Le sujet qu’il propose n’a aucun sens, pensez vous que les chômeurs n’ont pas envie d’avoir accès à la formation ? La réponse est connue d’avance. Il utilise le sujet pour faire croire que les chômeurs sont des fainéants". 

Toujours partisane de la démocratie participative, l'ex-candidate a réitéré ses souhaits si François Hollande est élu : "Je demande un référendum sur les retraites, une consultation sur la  mutation énergétique et sur la réforme fiscale. Je crois que c’est la dégénérescence de la démocratie qui explique beaucoup de difficultés", a conclu Ségolène Royal, en citant les violences en Grèce.

                       NICOLAS SARKOZY N' A DAILLEURS PAS CONVAINCU LA                            PRESSE

 

"Grosses ficelles", "il faudra faire beaucoup mieux", "il n'y a rien qui fasse rêver"... Ce jeudi, les éditorialistes ne sont pas tendres avec le nouveau candidat déclaré

 


La quasi totalité des éditoriaux de la presse de jeudi 16 février est consacrée à l'annonce de la candidature du président de la République sur "TF1" mais celui-ci n'a guère convaincu leurs auteurs, d'aucuns ironisant sur son annonce de référendums populaires aux accents de "gadget".

"Le président a séduit sûrement, mais il n’aura guère convaincu", pense Olivier Picard ("Les Dernières Nouvelles d'Alsace").

Dans "L'Eclair des Pyrénées", Philippe Reinhard pense que "le problème n'est pas une question de crédibilité, mais une question d'affection. Sur ce terrain, il a déjà perdu la partie. Et sa prestation d'hier soir l'enfonce encore un peu plus. S'il veut convaincre le pays de le réélire, il lui faudra faire beaucoup mieux."

Des "grosses ficelles"

"Le recours au référendum à chaque fois qu’un blocage menacera un projet de réforme, le come-back de la valeur travail, les accents antiélites politiques et syndicales, la caricature de la position de son adversaire sur l’immigration: les ficelles sarkozystes semblaient bien grosses hier soir" commente Paul Quinio de "Libération".

Patrick Fluckiger de "l'Alsace" juge, lui, qu'avec le référendum "Nicolas Sarkozy n'a pas pu s'empêcher de glisser une proposition-gadget qui fleure le "y'a qu'à". Dans "La République du Centre", Jacques Camus voit le référendum comme un "sacré revirement venant de la part de celui qui s’est surexposé en accaparant toutes les manettes".

"Il faudra plus de créativité"

Pour François Ernenwein de "La Croix", "il faudra sans doute plus de créativité, plus d'efficacité et plus d'équité. Notamment face à l'accroissement spectaculaire des inégalités." 

"Il n’y a dans cette candidature rien qui fasse rêver. Il n’y a qu’une immersion directe dans les épreuves à affronter", pense Hervé Chabaud de "L'Union", tout comme Philippe Waucampt du Républicain Lorrain: "Sa déclaration de candidature est banale, sans élan, dépourvue du moindre vibrato de nature à faire rêver."

Jean-Claude Souléry de "La Dépêche du Midi" trouve qu'"hier soir, certes loin des ors de l'Élysée, dans un studio de "TF1" qui paraissait soudain trop grand, Nicolas Sarkozy l'a joué petit bras."

Pas de surprise 

"Le tout nouveau candidat Sarkozy tient sa démonstration. Le reste s'enchaîne sans véritable surprise" analyse Michel Lépinay dans "Paris-Normandie".

L'éditorialiste de "L'Humanité" Patrick Apel-Muller explique qu'"il prétend mener campagne sur des valeurs, alors que celles qui le préoccupent véritablement sont cotées en Bourse".

Paul-Henri du Limbert du "Figaro" préfère jouer sur les comparaisons: "il faut donc revoir sa compétitivité, son système de protection sociale, ses dépenses publiques, tout ce dont ne parle pas François Hollande et que Nicolas Sarkozy va mettre sur la table d’ici au premier tour. Ouvrir les yeux sur la réalité ou détourner le regard : c’est l’enjeu de cette présidentielle."

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