" JE NE PREND PAS PART A LA MELEE"
François HOLLANDE,on l'aime ou on ne l'aime pas. Il ne fait pas rêver et son calme olympien, son sourire, ses poignées de main, son ironie, son humour peuvent agacer au plus haut point.
Sa façon de recevoir les coups- on appelait cela la politique de l'édredon, au PS- peut exaspérér...On l'a affublé de tous les surnoms, bibendum, par exemple. On a de lui l'image en effet d'un bibendum sur lequel on tape, mais qui rebondit toujours et en plus avec un large sourire, comme si rien ne s'était passé.
On se souvient de ce dîner sulfureux avec Claude Bartolone à qui il avait promis, contre la signature du traité européen de soutenir la candidature de Laurent FABIUS aux présidentielles.
On sait ce qu'il en est advenu. Quelques jours après il revenait sur sa parole, parlant de sa propre candidature et finalement c'est Ségolène ROYAL qui s'est présentée et qu'il a coulée pour la faire perdre, en menant une campagne parallèle sur ses propres idées et en faisant une déclaration fracassante sur les impôts pour ceux qui gagnaient 4000 euros par mois, déclaration qui a immédiatement fait plonger notre candidate dans les sondages et dont elle ne s'est jamais remise.
C'est que, dans sa tête François HOLLANDE ne voyait qu'un Président de la République à gauche, et un seul: LUI.
On se souvient également de la façon dont il a fait perdre Ségolène ROYAL au congrès de REIMS:
Une petite phrase et une seule m'a toujours parue éclairante: C'était dans le nuit des résolutions, avec les principaux leaders du PS, à l'exception notable de Ségolène ROYAL et pour cause, et avec le relais des média, lorsque toute synthèse avec la motion E arrivée en tête s'est avérée impossible:" Mais attention elle peut encore être élue première secrétaire.".
Lors de l'élection au poste de premier secrétaire, Hollande n'était pas là. Toujours bibendum et lui a même téléphoné pour lui dire que c'était plié. Mais son fidèle parmi les fidèles adjoint était bien présent, lui.
Quoiqu'il se passe Bibendum n'était pas responsable, parce qu'il n'était pas là. Et par la suite il a laissé les choses se détériorer.
Tout bénéfice pour lui: la triche il n'était pas responsable puisqu'il n'était pas là et ne pouvait donc rien faire pour l'empêcher, sauf que son fidèle parmi les fidèles, son adjoint était là, lui.
Les responsables étaient tout désignés. C'était les autres.
Tel est François Hollande et sur ce point il n'a jamais changé. As des impossibles synthèses, stratège de talent, pendant les primaires, il en a très peu dit et s'est débrouillé pour parler le dernier proposant une synthèse et apparaissant comme le rassembleur...Le reste a suivi et par la force des choses, les autres ont dû surmonter leur amertume et leur rancoeur et se lancer dans la campagne présidentielle pour soutenir Hollande.
Un Hollande qui fait une bonne campagne mais continue à en dire le moins possible si bien que malgré ses 60 propositions, générales, floues personne ne sait où il va ni ce que veut réellement faire FRANCOIS HOLLANDE.
Mais un Hollande qui reste bibendum, et c'est probablement sa principale force;ilne donne aucun angle d'attaque à Sarkozy, refuse de rentrer dans les polémiques et reste au dessus de la mêlée, refuse de se laisser entraîner sur les thèmes de campagne lancés par son adversaire et continue son petit bonhomme de chemin.
Mais c'est peutêtre cela aussi sa force.
C'est peut être ce calme olympien qui attire aujourd'hui les Français, làs des agitations perpétuelles d'un président de la parole qui passe son temps à dire tout et son contraire, a faire l'inverse de ce qu'il a promis et qui après avoir détruit la France, dépouillé les Français de leur pacte social, s'être agenouillé devant la chancelière allemende, se prétend le " Président du Peuple," ce qui est un comble, et crie pour tous ceux qui veulent bien l'edntendre:" J"'ai changé."
Un excellent article définit avec une précision de chirurgien la stratégie du candidat HOLLANDE:
Avant l’émission ce soir “Paroles de candidat” sur TF1, revue des forces du candidat vainqueur des primaires dans cette confrontation impitoyable qu’est la présidentielle.
par La Licorne
Il n’est pas là par hasard. Il n’est pas là par défaut. Il n’est pas là par faiblesse. Il n’est pas là par contrainte.
François Hollande a bel et bien remporté la primaire socialiste, mettant à terre Martine Aubry, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et Manuel Valls .
Et s’il doit à son ex-compagne d’avoir triomphé si largement, il n’en reste pas moins vrai qu’il a gagné tous ses galons de candidat.
Seul. Sans l’aide de quiconque. À ce titre, le parallélisme avec l’histoire de Royal est flagrant.
En 2006, personne ne pouvait imaginer voir la Présidente de Poitou-Charentes désignée, et de cette manière. Désignée par les militants contre les cadres du parti ce qui lui vaudra, en partie sa défaite.
En 2011, personne ne pouvait imaginer voir Hollande triompher, parti de si loin, parti si seul avec une poignée d’amis, parti avec un tel handicap. Un bilan médiocre à la tête du parti socialiste, aucune fonction ministérielle et une image de gars sympa et consensuel comme une maladie dans un monde où il faut savoir trancher.
Et pourtant, au fil du temps, et sur un coup de baraka inimaginable, l’expulsion violente de DSK, François Hollande avec persévérance et rouerie s’est imposé contre toute attente.
On pourra gloser sur ses métamorphoses physiques ( perte de poids, changement de lunettes ) qui firent plus pour lui que tous ses discours.
On pourra moquer ses non-décisions, son flou sur ses propositions, ses allers retours sur l’éducation nationale, la loi hadopi ou le quotient familial, François hollande a mené sa conquête comme un stratège formidable : pion par pion, étape par étape, chapitre par chapitre.
Persévérer
C’est probablement son maître verbe. Et il en fallait de la persévérance pour se projeter vers l’Elysée, en novembre 2006, lorsque c’est sa compagne qui est désignée par les militants. En décembre 2008, quand il perd piteusement le congrès, après son alliance avec Bertrand Delanoë et sa non-intervention lors de l’épisode terrible de la triche qui ôte tout espoir à Ségolène Royal de diriger le parti, et donc d’échouer dans sa nouvelle tentative de conquête en 2011.
Deux ans de traversée du désert avec ses amis, les fidèles parmi les fidèles, ceux qui y croient encore alors que lui n’y croit presque plus.
Et puis, recommencer à avancer, avec un objectif: le sommet de la montagne, sans dévier, sans bouger, sans dérailler.
Se maîtriser
La maîtrise, c’est la deuxième force de François Hollande. Et elle pose un problème, majeur à Nicolas Sarkozy. Impossible de faire déraper le candidat socialiste, impossible de l’entraîner dans le combat frontal. Et même si Hollande est parti dare dare à Florange alors que Sarkozy était à Petroplus, ces images en miroir seront probablement rares dans cette campagne. Le candidat socialiste refuse la confrontation, non pas par manque de courage mais par stratégie, pour casser la frappe de battling Sarko, condamné à boxer dans le vide, à balancer des uppercuts dans le vent.
Maîtrise aussi de ses émotions. On l’a vu lorsqu’il à été enfariné. Il ne bouge pas. Reste plongé dans son discours. N’exprime aucune émotion, aucune peur, aucune angoisse. Nul doute qu’il les ressent mais il n’en montre rien.
Comme il ne montre pas devant les autres ses agacements, ses humeurs. Humeur égale. “Pour être aimé, il faut être aimable” avait coutume de dire François Mitterrand. Pour ce qu’on en perçoit lorsqu’il s’adresse aux autres ou aux journalistes, le candidat socialiste semble avoir fait sienne cette devise. Et même s’il reste cloisonné à l’extrême, et solitaire dans l’exercice du pouvoir et de la décision, les murs ne semblent pas résonner de ses hurlements et autres crises de rage.
Rassembler
Dernière force de François Hollande. Ce qui fut son pire défaut, sa pire faille, ses fameuses synthèses, devient aujourd’hui une force. Rien chez lui de clivant pour ce qui n’est pas de son avis.
Hollande n’insulte jamais l’avenir, c’est à dire le moindre élu, le moindre conseiller général, le moindre premier fédéral, le moindre journaliste, petit ou grand.
Cette courtoisie systématique au service d’une immense ambition est devenu aujourd’hui sa force principale. Qui peut vouloir critiquer quelqu’un qui a toujours pratique la poignée de main, la claque dans le dos et le dos rond ? Le meurtre par étouffement ? Il ne tient jamais le couteau. Jamais de jugement à l’emporte pièce, jamais de jugement public humiliant. C’est beaucoup moins drôle, beaucoup moins aventureux, beaucoup plus convenu, mais c’est diablement efficace.
Ainsi Jean-Luc Mélenchon aura bien du mal à trouver une réplique aux querelles qu’il cherche. Idem pour Éva Joly.
Hollande rassemble, de la façon la plus traditionnelle qui soit, sans génie, sans créativité, au contraire de Ségolène Royal, si cash, si étonnante de franchise et de formidable sens du combat. Hollande avance sans coup d’éclat mais cette pacification des relations politiques et personnelles lui permet de s’assurer la paix durant une campagne. Et ça n’a pas de prix.
Un goût de la synthèse que l’on retrouve dans son programme.
Bien malin celui qui pourra dire si c’est un programme social libéral ou socialo gauchiste. Pas de prise de risque dans ses propositions. Des grandes lignes : la jeunesse, l’éducation et le pacte productif. Un peu de chair autour. Rien de révolutionnaire. Rien de droitier. À l’équilibre. Là encore, pas de création, pas de puissance sur les valeurs, comme celles que porta si brillamment Ségolène Royal, mal aimée des siens, en 2007. Pas de ferveur non plus contrairement a son ex-compagne qui fit rêver si haut des millions de gens, ni d’incarnation mais les temps sont-ils encore à la ferveur, le rêve et la magie de personnalités hors du commun ? Non, si l’on en croit les sondages.
Et s’il n’y a pas d’adhésion à sa personne, il n’y a pas de rejet non plus.
Après tout, le vrai talent politique, c’est d’être élu. La vraie force, c’est de gagner. Tout le reste n’est que littérature.
À ce titre, la France forte s’incarne aujourd’hui en François Hollande."
Pour conclure, j'ajouterai que le comportement de François HOLLANDE, agaçant au plus haut point, face à un menteur agité qui ne trouve pas d'angle d'attaque, qui s'avère incapable de faire craquer le candidat PS qui fait montre d'un sang froid et d'une maîtrise de soi à toute épreuve est certainement aujourd'hui la grande force de DRANCOIS HOLLANDE
