LA MACHINE A PERDRE EST EN MARCHE

Publié le par SERAFINE

304028_2158084747283_1101437229_31889227_1878818827_n.jpg François Hollande est en train de mettre en marche la machine à perdre.

"Nous gagnerons ensemble ou nous perdrons" n'a cessé de répéter Ségolène ROYAL qui préconisait non seulement le rassemblement du Parti Socialiste, mais le Rassemblement de la gauche jusqu'aux centristes humanistes et aux gaullistes qui se reconnaissent dans les valeurs de la République."

Elle savait, elle que le Parti Socialiste, seul ne pouvait gagner! Elle savait, elle que, compte tenu de la crise, il fallait un large rassemblement des Français autour des valeurs de la République pour restaurer le pacte social et que seule la solidarité et la fraternité des Français permettraient de triompher et de gagner la guerre contre le capitalisme sauvage, contre les puissances de l'argent, contre la spéculation des riches et des banques. Elle avait en outre le savoir faire, puisqu'elle avait expérimenté dans sa région les solutions qu'elle proposait et que la preuve était rapportée que ça marchait.

Hélas Hollande n'a pas retenu la leçon. Il donne des postes mais n'en fait qu'à sa tête inexpérimentée d'ancien secrétaire du PS qui l'a amené à une une mort douce que l'acharnement et le travail de Martine AUBRY  lui a évité".

Aussi ambitieux, quoique sans expérience que Nicolas Sarkozy, aussi sûr qu'il est le meilleur, et en plus mis  en état d' euphorie permanente par des sondages pré-fabriqués qu'il prend au pied de la lettre tant il est heureux et aveuglé par les hauteurs où ils le mettent, il rêve d'un Parti Socialiste dominateur qui lui permettrait de mener la France seul en écrasant les alliés traditionnels de la Gauche.

Lui qui n'a cessé, pendant la campagne des primaires, de se prétendre le seul à pouvoir rassembler et qui a cherché à le démontrer et se livrant, à chaque débat à un exercice de synthèse plutôt réussi est en train de casser l'union de la gauche et de briser la dynamique de rassemblement que Martine AUBRY et Ségolène ROYAL se sont efforcées de créer.

Le FRONT de GAUCHE, il le méprise et refuse tout dialogue avec lui. S'il peut se passer de ses voix, tant mieux pour lui. Mais sinon? Et nul ne sait si, compte tenu de son attitude  méprisante, les militants et sympathisants de cette formation vraiment à gauche voteront pour lui, même au second tour car ils peuvent ne pas choisir entre SARKOHOLLANDE ET HOLLANDE SARKO, si le projet de notre candidat n'est pas un projet de gauche.

Mais ce n'est pas tout. Martine AUBRY avait, comme Ségolène ROYAL pour objectif le rassemblement de toute la gauche et ses négociations avec les verts étaient sur le point d'aboutir, d'autant plus qu'elle s'était prononcée pour la sortie du nucléaire, lorsque Hollande a tout repris en main, tout cassé et contraint les alliés traditionnels du PS à mordre la poussière.

Les verts ont déjà renoncé à imposer le terme " la sortie du nucléaire" dans le texte de l'accord. Maintenant il y a l'EPR auquel Ségolène ROYAL avait annoncé qu'elle renoncerait si elle était élue, mais que Hollande a repris et sur lequel il s'entête, ce qui est grave parce que cela signifie la continuation du nucléaire. Et sur l'EPR, EELEV ne veut pas céder.

Un petit espoir, cependant. Il semblerait qu'AREVA s'apprête à renoncer à l'EPR, trop " sophistiqué et trop coûteux." Si tel est bien le cas, on peut espérer que la polémique cessera, n'ayant plus de raison d'être.

Mais Il y a aussi l'aéroport de Loire Atlantique qui détruirait des hectares et des hectares de terres agricoles au détriment de la production agricole et des agriculteurs auquel Hollande s'accroche sans doute pour faire plaisir à Jean Marc Ayraud, son probable futur premier ministre si il est élu. Ségolène ROYAL s'était engagée à faire une nouvelle enquête d'utilité publique. 

Les points de divergence sont donc importants. Libération nous livre une excellente analyse de la situation:

"Entre socialistes et écologistes, ce n’est pas encore la fission, mais la friction maximale. Depuis le début de la semaine, les négociations pour le futur contrat de gouvernement (couplé à l’accord électoral en cas de victoire de la gauche en 2012) sont en surchauffe sur le nucléaire.

Avec Henri Proglio, patron d’EDF et proche de Nicolas Sarkozy, qui souffle opportunément sur les braises : après une interview dans le Parisien,mercredi, où il prédisait une France congelée et un million d’emplois en péril en cas de sortie de l’atome, il organisait, hier, une visite de presse sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche). Pile sur le lieu de désaccord entre Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) et le PS. Faut-il achever ou non la construction de ce réacteur de «troisième génération», vitrine de la filière électronucléaire pour les industriels, mais symbole d’un modèle énergétique dépassé, dispendieux et dangereux aux yeux des écologistes et de certains socialistes ?

Lundi soir, invité du JT de France 2, François Hollande a provoqué une réaction en chaîne en rappelant qu’il était favorable à l’achèvement de cette installation, la qualifiant de «progrès». Au grand dam de ses partenaires écologistes et de plusieurs socialistes. «En 2004, Hollande, premier secrétaire du PS, s’était battu contre la décision de lancer l’EPR», rappelle un proche d’Aubry.

Coulisses. Après avoir accepté de ne pas inscrire l’objectif de «sortie du nucléaire» dans l’accord, les écologistes refusent de faire un pas supplémentaire en avalant la couleuvre de l’EPR. Au PS, on fait valoir que l’engagement de Hollande de ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025 (contre 76% aujourd’hui) «revient à fermer 24 réacteurs en fin de vie. C’est conséquent et volontariste», rappelle Laurence Rossignol, chargée de l’environnement. «Faire Flamanville permet de sécuriser notre approvisionnement en électricité pendant cette transition», ajoute Aurélie Filippetti, proche du candidat PS.

Chaque camp théâtralise le bras de fer et fait monter la pression. Hier, Jean-Vincent Placé, conseiller de Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EE-LV, a indiqué que «ça ne serait pas un drame» s’il n’y avait pas d’accord avec le PS. Et Julien Dray, député PS de l’Essonne, a rappelé que l’orientation du candidat PS a été «validée» par les électeurs de la primaire : «Quand Hollande dit qu’on a besoin de Flamanville à ce stade-là, en se donnant toutes les garanties de sécurité, alors on le fera.»

En coulisses, les discussions continuent, dans un climat «resserré et tendu»,selon plusieurs sources. Hier, deux réunions ont eu lieu rue de Solférino, le matin sur le programme et l’après-midi sur les circonscriptions législatives.«On avance, mais les points dissensuels seront tranchés à la fin, et au sommet», racontait Denis Baupin, négociateur d’EE-LV. Ces jours derniers, les contacts se sont multipliés. Cécile Duflot, la numéro 1 d’EE-LV, a eu Hollande au téléphone. «Il lui a dit que sa déclaration n’était pas la conclusion de la négociation», confie un proche de l’écologiste. De son côté, Daniel Cohn-Bendit s’est entretenu hier avec Michel Sapin, le bras droit de Hollande. «Je crois qu’il y a une possibilité de trouver des formulations qui permettent de continuer le débat à Flamanville. Il y en a plusieurs qui tournent», a-t-il dit à Libération.

Tout le monde a intérêt à s’entendre, politiquement et électoralement. «Les électeurs d’EE-LV voteront Hollande au second tour. Le problème, c’est que sans un accord avec nous, les socialistes seront seuls au gouvernement, fait valoir Cohn-Bendit. Est-ce la meilleure situation pour Hollande de nous avoir dans l’opposition et dans la rue car on n’aura pas de députés ? Mais, du côté d’EE-LV, ne pas vouloir être responsable dans cette période difficile nous marginaliserait politiquement», prévient-il.

Chapeau. François Hollande veut, à court terme, affirmer son leadership au sein de sa future majorité présidentielle sans pour autant sacrifier la dynamique de rassemblement. «Déjà que les hollandais ont la gâchette facile avec Chevènement et battent froid Mélenchon, si on se fâche avec les Verts, ça va être difficile de se poser en rassembleur», s’inquiète un dirigeant socialiste. Un autre rappelle qu’«on ne peut pas demander aux écolos de trop manger leur chapeau. Si la direction d’EE-LV peut signer l’accord, elle ne tient pas sa base qui est impétueuse et doit le valider»«Sur Flamanville, il n’y pas de déshonneur à constater notre désaccord», note Michel Sapin. En attendant de conclure, socialistes et écologistes se sont réconciliés sur le dos d’Henri Proglio, suspecté «d’agir en service commandé de Nicolas Sarkozy pour faire capoter les négociations».

Au point où nous en sommes, 'aucun accord n'est assuré avec EELEV. Le rassembleur HOLLANDE ne serait il qu'une image sans consistance?

Sarkozy n'est pas battu d'avance. Il est très malin et dispose de l'appareil d'Etat dont il ne se prive pas d'user et d'abuser pour sa campagne personnelle. Même si la gauche est donnée gagnante,les jeux ne sont pas faits et la campagne sera très difficile. La gauche n'a jamais gagné sans se rassembler.

Se priver d'un accord gouvernemental avec les EELEV serait une faute politique très lourde.

D'une part,il est probable que cette erreur politique priverait Hollande d'un nombre considérable d'électeurs tant les Français sont attachés à la protection de la planète, à l'écologie verte, à l'énergie durable.

DONC IL SERA TOUT SEUL, TOUT SEUL POUR REMPORTER LA PRESIDENTIELLE  ET CELA N'EST PAS GAGNE.

D'autre part, comme n'a cessé de le répéter Ségolène ROYAL, la situation est aussi grave que pendant la guerre. Il faut un large rassemblement.

Irréalisable si on ne commence pas par rassembler son propre camp.

François Hollande serait bien avise de méditer sur cette vérité première et à ne pas se laisser influencer par les sirènes de l'UMP qui lui "conseillent" de ne pas conclure un accord avec EELEV...très bonne solution pour diviser la gauche et faire gagner Sarkozy...Car l'anti-sarkozysme ne suffira pas.

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