LE SHOW DE TOULON ACTE 2 EST UN ORAL DE RATTRAPAGE COMPLETEMENT RATE

Publié le par SERAFINE

<br> <a href="http://www.dailymotion.com/video/xmowhl_crise-les-mensonges-de-nicolas-sarkozy_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xmowhl_crise-les-mensonges-de-nicolas-sarkozy_news" target="_blank">Crise : Les mensonges de Nicolas Sarkozy</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/TousHollande" _mce_href="http://www.dailymotion.com/TousHollande" target="_blank">TousHollande</a></em> 298891 2074445936365 1101437229 31828821 465983757-copie-1Le show de Toulon Acte 2 est un oral de rattrapage complètement raté.

Le candidat Sarkozy a parlé d’urgence et de peur. La peur c’est lui, parce qu’il a aggravé la crise et le chômage. L’urgence, c’est de changer de président en 2012, pour agir vraiment.

 

Les Français n’acceptent plus les effets d’annonce et les promesses non tenues. Le candidat Sarkozy n’a tenu aucune des 10 promesses du discours de Toulon de 2008, il s’est contenté de les répéter.

 

Depuis 2007, le candidat Sarkozy a fait 75 discours sur la crise. Pour quel résultat : une crise toujours plus grave

 

En dénonçant la retraite à 60 ans et les 35 heures, le candidat Sarkozy annonce qu’il fera payer les retraités et les salariés et que ceux qui s’enrichissent dans la crise restent intouchables.

Pour agir vraiment avec 5 solutions efficaces, que propose François Hollande :
  • La réforme bancaire et celle de la Banque Centrale Européenne,
  • La relance de l’activité économique notamment celle des PME,
  • La taxe sur les transactions financières,
  • L’éradication des Paradis fiscaux,
  • Le renforcement du fonds de stabilité financière.

Annexes : Les 10 promesses non tenues de Toulon Acte 1 et des exemples de reniements

1. Revaloriser la figure de l’entrepreneur

« Le capitalisme ce n’est pas la primauté donnée au spéculateur. C’est la primauté donnée à l’entrepreneur, le capitalisme c’est la récompense du travail, de l’effort et de l’initiative. »

2. Refonder le capitalisme

« La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme. »

3. L’intervention de l’État

« Il faut bien que l’Etat intervienne, qu’il impose des règles, qu’il investisse, qu’il prenne des participations, pourvu qu’il sache se retirer quand son intervention n’est plus nécessaire. »

4. Encadrer les bonus

« Les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être désormais encadrés. »

5. Réglementer les banques

« Il faudra imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation. »

6. Une régulation internationale, un nouveau Bretton Woods

« Il faut remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton Woods après la Seconde Guerre Mondiale. »

7. Garantir l’épargne des Français

« Je n’accepterai pas qu’un seul déposant perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révèlerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements. »

(…)

« C’est un engagement que je prends ce soir : quoi qu’il arrive, l’État garantira la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français. »

8. Un plan de relance

« Si l’activité venait à reculer fortement et durablement, je n’hésiterais pas à prendre les mesures nécessaires pour la soutenir. »

9. Pas d’augmentation d’impôts ni des charges sociales

« Je ne conduirai pas une politique d’austérité parce que l’austérité aggraverait la récession. »

10. Rendre les produits propres plus attractifs

« S’il faut moins taxer l’investissement, moins taxer le travail, moins pénaliser l’effort et la réussite, moins taxer les produits propres, il faut en revanche davantage taxer la pollution. »

Nicolas Sarkozy a renié ses engagements du premier discours de Toulon de 2008, par exemple :

1/ « Je n’augmenterai pas les impôts et les taxes »

- Pas plus tard qu’hier soir, la droite a voté l’augmentation de la TVA pour les tickets de bus, les billets de train, la consommation d’eau, les logements sociaux, la collecte des ordures ménagères

- C’est la 35ème taxe imposée par la droite depuis le premier discours de Toulon

2/ «  les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent désormais être encadrés »

- Les PDG de BNP Paribas et Société Générale percevaient à eux deux près de 4 millions d’euros, soit 3000 fois le SMIC en 2010.

- La directive de l’UE pour moduler le paiement des bonus aux traders, adoptée en juillet 2010, n’est toujours pas appliquée en France un an après. Les bonus moyens continuent de se situer entre 200 000 et 300 000 euros.

- Les rémunérations des patrons du CAC 40 ont augmenté de 24% l’an dernier

3/  »Dans la situation où se trouve l’économie, je ne conduirai pas une politique d’austérité qui aggraverait la récession ».

Le gouvernement enfile les plans de rigueur comme des perles : plan de rigueur de 11 milliards cet été, plan de rigueur de 6 milliards cet automne, et on parle déjà d’un nouveau plan de rigueur de 10 milliards avant la fin de l’année.

- A cause des plans de rigueur qui tuent la croissance, le nombre de chômeurs est à son plus haut niveau depuis 12 ans.

- Il y a eu 34 400 chômeurs de plus le mois dernier. C’est l’équivalent d’une ville comme Valenciennes qui est rayée de la carte économique de la France. C’est comme si une entreprise de la taille d’Alcatel disparaissait tous les deux mois.

Les 75 discours sur la crise depuis 2008 :
  1. Rencontre Monti-Merkel-Sarkozy 24 Novembre 2011
  2. G20 de Cannes 4 Novembre 2011
  3. Conférence de presse préparation G20 Cannes 3 Novembre 2011
  4. Sommet européen 27 octobre 2011
  5. Sommet de la zone euro – 23 Octobre 2011
  6. Emission « Face à la crise » 16 octobre 2011
  7. Conférence de presse Merkel-Sarkozy 9 Octobre 2011
  8. Assemblée Générale des Nations Unies 21 Septembre 2011
  9. Déplacement en Chine 26 août 2011
  10. Conférence presse franco-allemande 17 août 2011
  11. Conseil Européen 24 juin 2011
  12. Réunion zone euro 21 juin 2011
  13. Conférence de presse Merkel Sarkozy 17 juin 2011
  14. G8 de Deauville 27 mai 2011
  15. Sommet Franco-Italien 26 avril 2011
  16. Conseil Européen 24 mars 2011
  17. Réunion zone euro 11 mars 2011
  18. Réunion du triangle de Weimar 7 février 2011
  19. Sommet européen 4 février 2011
  20. Conférence de presse présentation présidence française du G20 24 janvier 2011
  21. Vœux aux forces économiques 14 janvier 2011
  22. Conseil Européen 16 décembre 2010
  23. Conférence de presse Merkel-Sarkozy 10 décembre 2010
  24. G 20 de Séoul 12 Novembre 2010
  25. Conférence de presse Cameron-Sarkozy 2 novembre 2010
  26. Sommet européen à Bruxelles 29 Octobre 2010
  27. Sommet de Deauville 19 Octobre 2010
  28. Conseil Européen 16 Septembre 2010
  29. G20 de Toronto 26 juin 2010
  30. Conseil Européen 18 juin 2010
  31. Rencontre avec Merkel 14 juin 2010
  32. Conférence de presse Cameron-Sarkozy 20 mai 2010
  33. Réunion zone euro 6 mai 2010
  34. Conférence de presse Obama- Sarkozy 30 mars 2010
  35. Conseil européen 25 mars 2010
  36. Rencontre Papandréou-Sarkozy 7 mars 2010
  37. Sommet européen informel 11 février 2010
  38. Vœux aux Forces économiques 6 février 2010
  39. Politique européenne du Président de la République 1er février 2010
  40. Forum de Davos 27 janvier 2010
  41. Emprunt National 14 décembre 2009
  42. Conseil européen 11 décembre 2009
  43. Réunion informelle UE 19 novembre 2009
  44. Conseil Européen 30 octobre 2009
  45. G20 de Pittsburg 24 septembre 2009
  46. Assemblée Générale de l’ONU 22 septembre 2009
  47. Réunion informelle UE 17 septembre 2009
  48. Discours à la Sorbonne 9 Septembre 2009
  49. Rencontre Sarkozy-Merkel 31 aout 2009
  50. Sommet franco-britannique à Evian 6 juillet 2009
  51. Sommet européen 19 juin 2009
  52. G8 de l’Aquila 8 juin 2009
  53. Rencontre Zapatero-Sarkozy 28 avril 2009
  54. G20 de Londres 1er avril 2009
  55. Conseil européen 20 mars 2009
  56. Conseil des Ministres franco-allemand 11 mars 2009
  57. Réunion informelle UE 1 mars 2009
  58. Rencontre franco-allemande 22 février 2009
  59. Conférence de presse Merkel-Sarkozy 8 janvier 2009
  60. Rencontre Brown-Barroso-Sarkozy 8 décembre 2008
  61. Lancement du plan de relance 4 décembre 2008
  62. Conférence de presse Merkel-Sarkozy 24 novembre 2008
  63. G20 de Washington 15 Novembre 2008
  64. Réunion informelle UE 7 novembre 2008
  65. Rencontre Brown-Sarkozy 28 octobre 2008
  66. Mesures de soutien à l’économie 23 octobre 2008
  67. Déclaration au Parlement Européeen 21 octobre 2008
  68. Rencontre Bush-Sarkozy 18 octobre 2008
  69. Rencontre Barroso-Harper-Sarkozy 17 octobre 2008
  70. Rencontre Barroso-Sarkozy 16 octobre 2008
  71. Plan de soutien au secteur bancaire 12 octobre 2008
  72. Rencontre Merkel-Sarkozy 11 octobre 2008
  73. Sommet des membres européens du G8 4 octobre 2008
  74. Discours de Toulon 25 septembre 2008
  75. Assemblée Générale de l’ONU 23 septembre 2008

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nent.

Toulon II : Sapin pointe "un discours d'amnésie"

Publié le 01-12-11 à 20:32    Modifié le 02-12-11 à 09:14     par Le Nouvel Observateur avec AFP     2 réactions

Sarkozy "est responsable d'une bonne partie de la situation de la France", juge le chargé de projet présidentiel de François Hollande. Toutes les réactions.

La première secrétaire du PS Martine Aubry à l'issue de la réunion avec Europe Ecologie-Les Verts, le 15 novembre 2011 à Paris (c) AfpLa première secrétaire du PS Martine Aubry à l'issue de la réunion avec Europe Ecologie-Les Verts, le 15 novembre 2011 à Paris (c) Afp

À gauche : 

Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande : "C'était un discours de candidat, de campagne", a déclaré le député PS sur France Info. "Toute la première partie de son discours, c'était 100% UMP, 100% candidat", avec "un parterre qui réagissait comme un automate lorsqu'il y avait des attaques habituelles, caricaturales, mensongères" sur les 35 heures ou la retraite à 60 ans.

"La situation d'aujourd'hui serait la faute à ce qui s'est passé il y a trente ans ?", s'est interrogé l'ancien ministre. "Mais où était-il ces dix dernières années ?". "Le président de l'UMP d'aujourd'hui veut faire oublier le président de la République qu'il est et qui est responsable d'une bonne partie de la situation de la France", a argumenté l'élu de l'Indre. "Ce discours était un discours d'amnésie, pour effacer ses responsabilités", a accusé Michel Sapin.


Martine Aubry, première secrétaire du PS : "Nous n'avons pas eu un président à la hauteur de la situation", a estimé à Lille devant la presse la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry, après le discours prononcé à Toulon par le chef de l'Etat.

Le président Nicolas Sarkozy "n'a tiré aucune conséquence de son échec qui est terible pour les Français, il est temps que ça change", a ajouté Martine Aubry, pour qui "ses propositions n'ont jamais été suivies d'effet".

"On attendait un président qui tire les leçons de la crise, on a eu un candidat qui a essyé d'auto-justifier son échec et de reporter la responsabilité sur les autres", a poursuivi Martine Aubry.

"Il a aussi dit qu'il y aurait plus d'austérité pour toujours les mêmes, le président de la République a renoncé définitivement à changer de politique. En France comme en Allemagne, est défendue une Europe toujours plus libérale et toujours plus technocratique", a également déploré la maire de Lille.

"J'ai vu beaucoup de renoncement, rien n'a été fait, il vient encore de lâcher devant (la chancelière allemande Angela) Merkel", a-t-elle .

"On a vu un président en campagne, il a capitulé partout, il défend mal les intérêtets de notre pays, l'échec est total", a conclu Martine Aubry.


Jean-Marc Ayrault :

Le conseiller spécial du candidat PS à l'Elysée François Hollande, Jean-Marc Ayrault, a estimé que "l'homme du déclin ne sera jamais l'homme du destin", en réagissant à chaud au discours de Nicolas Sarkozy.

"L'homme du déclin ne sera jamais l'homme du destin. C'est lui qui a abaissé la France financièrement, économiquement et socialement. C'est lui qui a privé la France de sa souveraineté économique et financière. C'est lui qui a dégradé la signature et le rang de la France", écrit Jean-Marc Ayrault dans un communiqué.

"C'est lui qui a privé la France de la capacité de traiter d'égal à égal avec Angela Merkel et avec les autres puissances du monde. C'est lui qui a déclassé les Français", ajoute le député-maire de Nantes qui doit accompagner François Hollande lundi à Berlin à la rencontre du SPD, quand la chancelière allemande rencontrera Nicolas Sarkozy à Paris.

"Ce qu'il nous a proposé ce soir, c'est que la France se redresse avec la politique qui l'a abaissée", a ajouté le patron des députés PS à l'Assemblée.

"Comme tant d'autres dans notre histoire, l'homme du déclin habille des grands mots de la souveraineté, sa défaite et l'abaissement du pays", conclut Jean-Marc Ayrault.

Jean-Luc Mélenchon :

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, a jugé que le discours de Nicolas Sarkozy n'était qu'"un disque rayé" d'un "homme perdu et dépassé par la situation".

"C'était un discours totalement défensif" et un "spectacle déplorable de dissertations socio-économiques devant une foule excitée de réactionnaires" qui sont opposés aux 35 heures, à la retraite à 60 ans et "aux autres acquis sociaux", a-t-il dit aux médias avant un meeting à Talence (Gironde) avec Pierre Laurent (PCF) et Clémentine Autain (La Fédération).

Sur l'Europe, "tout ce qu'il dénonce, c'est ce qu'il a lui-même organisé" avec le Traité de Lisbonne qui a été décidé "contre l'avis du peuple français" après le référendum de 2005, a-t-il souligné.

Sur la perspective d'un nouveau traité annoncé par Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon a ironisé : "voilà une nouvelle fracassante!". En ce deuxième anniversaire de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne (1er décembre 2009), c'est un "aveu d'échec absolu de sa part", a relevé l'eurodéputé.

Globalement pour Nicolas Sarkozy, "les marchés ont raison, les financiers ont raison et nous devons gagner leur confiance. Nous sommes aux antipodes [...], c'est les spéculateurs qu'il faut briser, pas cajoler", a affirmé Jean-Luc Mélenchon.

Finalement, le chef de l'Etat veut "faire à la France de manière plus progressive ce qu'on a fait à la Grèce" et il entend "contracter la dépense publique, donc aggraver le désastre".

"On dirait un disque rayé" avec un "discours de pure propagande" d'un "homme perdu et dépassé" par la situation, a fait valoir le candidat de gauche radicale.

Jean-Michel Baylet, coprésident du conseil politique de la campagne de François Hollande et président du PRG : "Je dénonce le manque de volontarisme politique de Nicolas Sarkozy qui a fait le choix de l'immobilisme pour l'Europe. Il est nécessaire d'aller au bout de la logique fédérale non seulement pour démocratiser les institutions mais surtout pour doter l'Europe d'une véritable gouvernance économique et budgétaire" (communiqué).

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