NIC0LAS SARKOZY N' A PAS FROID AUX YEUX

Publié le par SERAFINE

 

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Nicolas SARKOZY n'a pas froid aux yeux.Alors que la crise sévit, que la dette ne cesse d'augmenter, que son premier ministre cherche toutes les miettes qu'il peut ramasser au détriment des plus pauvres et des classes moyennes, racle les fonds de tiroirs tout en protégeant les riches,qu'il vend notre patrimoine et nos technologies, qu'il détruit la France pierre après pierre et la met en lambeau, qu'il met en pièces notre protection sociale, il dilapide le peu qui nous reste pour une campagne électorale non ouverte et payée sans aucun remord avec l'argent du contribuable.

Véritable scandale! Il recommence comme en 2007. Il s'approprie les moyens de l'Etat, les coûteux déplacements en avion.

 Anna CABANA, Le Point,détaille des virées présidentielles destinées à prouver aux Français qu'il est " moins mauvais que Hollande."

"Ce matin, vous voulez nous parler de Nicolas Sarkozy...

Oui, et plus exactement de ses escapades électoralistes aux frais de la République. Hier, Nicolas Sarkozy était dans le Gers pour tenter de se rabibocher avec les agriculteurs. Rien que ce mois-ci, il a fait sept déplacements en province en ciblant, à chaque fois, une catégorie d'électeurs spécifique. Un aller-retour à Strasbourg pour reconquérir les étudiants ; un pèlerinage à Colombey-les-deux-Églises pour montrer aux gaullistes qu'il pense à eux ; une escapade à Bordeaux pour faire des oeillades à la droite de la droite en dénonçant les fraudes sociales ; une visite à Avignon pour dire qu'il fera tout pour la musique et les artistes ; un déplacement à Toulouse au Centre national d'études spatiales pour faire un clin d'oeil aux chercheurs ; une virée au Tricastin pour draguer ceux qui n'ont rien contre le nucléaire et qui estiment, comme lui-même l'a avoué il y a moins de deux ans, que l'environnement, "ça commence à bien faire". Bref, il n'y a quasiment plus une sortie du président qui ne soit pas une partie de campagne électorale du candidat. C'est tellement criant qu'on ne peut pas ne pas se poser la question du financement.

Vous voulez dire que Sarkozy est en campagne sur les fonds publics ?

Je veux dire que ça se voit de plus en plus. Or Nicolas Sarkozy a l'intention de repousser le plus tard possible son entrée officielle en campagne. Ce ne sera pas avant février, peut-être même début mars. La question est la suivante : à partir de quand va-t-il imputer ses déplacements à son compte de campagne ? Pour vous donner un ordre de grandeur, la Cour des comptes évalue à 90 000 euros le coût moyen d'un déplacement présidentiel. Bien sûr, tous les présidents en exercice qui ont été candidats à leur réélection ont fait ça, mais pas de façon aussi flagrante, pas en commençant aussi tôt, et pas au rythme de deux déplacements par semaine. 

Et je peux vous dire que Sarkozy ne va pas réduire la fréquence de ses virées sur le terrain. Au contraire... Un de ses amis appelle ça "l'opération je suis moins mauvais que Hollande". Précisément, les socialistes ne vont pas le laisser utiliser les moyens de l'État pour financer cette "opération reconquête". Benoît Hamon commence à s'en offusquer. Mais nul ne s'est encore souvenu que le plan d'austérité annoncé début novembre prévoit une réduction de 5 % du taux de remboursement par l'État des dépenses électorales. Sarkozy a beau jeu de faire faire des économies à l'État sur le dos des candidats qui, eux, financent l'intégralité de leur campagne. Une chose est sûre : cette campagne qui pour l'instant ne lui coûte pas un sou est plutôt payante dans les sondages. À ses yeux, rien d'autre ne compte."

Moi j'appelle cela  fraude et détournement de fonds publics. Sarkozy est le premier des fraudeurs! Quelle sanction lui sera appliquée à lui qui n'est pas un pauvre? Depuis 5 ans qu'il fraude, ça en ferait des sous pour payer la dette!!!

Deux socialistes ont d'ailleurs saisi la commission des comptes de campagne, selon un article du Monde.

 

Tandis que le Parti socialiste accuse Nicolas Sarkozy de faire campagne aux frais de l'Etat, le député PS de l'Ardèche Pascal Terrasse et l'ancien ministre de l'intérieur et mandataire de François Hollande, Daniel Vaillant, ont écrit, mercredi 30 novembre, à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), chargée de comptabiliser les dépenses électorales des candidats.

Dans un courrier dont Le Monde.fr a obtenu copie, adressé au président de la CNCCFP, François  Logerot, les deux élus PS demandent notamment à la Commission "de déterminer s'il est légitime que les frais engagés par le président de la République lors de déplacements qui relèvent d'actes de propagande soient assumés par le contribuable, et s'ils doivent ou non entrer dans le cadre des comptes de campagne"

"FAUSSE POLÉMIQUE", BALAIE UN MINISTRE

L'argument est rejeté d'un revers de la main par l'UMP. C'est "une fausse polémique : une campagne électorale commence quand le candidat dit qu'il est candidat", a fait valoir Patrick Olier, ministre des relations avec le Parlement, mercredi, sur France Info. Avant dejuger l'attaque "absurde", sur iTélé : "Depuis cinq ans, le président de la République se déplace quasiment toutes les semaines en France, je ne vois pas pourquoi il arrêterait brutalement alors qu'il n'est pas encore candidat."

Les deux socialistes affirment pourtant dans leur courrier : "Depuis plusieurs semaines, le président de la République multiplie les déplacements en province, dont le choix des thèmes et l'organisation indiquent qu'il est d'ores et déjà candidat à sa propre succession, et que ces déplacements réguliers relèvent d'actes de propagande."

Et d'ajouter : "Nous estimons que la démarche de Nicolas Sarkozy ne relève pas de ses fonctions de président de la République mais de celles de candidat à sa propre succession." "Outre un détournement des fonds publics et du pouvoirconféré par son statut présidentiel, la démarche de Nicolas Sarkozy paraîtconstituer une infraction à la législation électorale", écrivent encore MM. Vaillant et Terrasse.

UNE ÉVALUATION POURRA AVOIR LIEU APRÈS L'ÉLECTION

Interrogé par Le Monde.fr, la CNCCFP estime qu'"au sens électoral du terme",Nicolas  Sarkozy ne peut pas être considéré à l'heure actuelle comme étant en campagne. Une évaluation pourra avoir lieu à posteriori, "deux mois après l'élection présidentielle, une fois que les candidats ont déposé leurs comptes de campagne", explique la Commission. "Nous examinons les dépenses jusqu'à un an avant le premier tour, et si nous estimons qu'un événement visait à obtenir des suffrages, nous comptabilisons cette dépense au compte de campagne. En 2007, nous avions par exemple ajouté les frais  de déplacement de M. Sarkozy à Villepinte[Seine-Saint-Denis] à son compte, alors qu'il n'était pas encore candidat", explique-t-on.

Par ailleurs, affirmer qu'un "président-candidat" profite des moyens de l'Etat à des fins électorales est un argument récurrent sous la Ve République et dont le PS avait déjà usé en 2007 face à Nicolas Sarkozy.

Il faut tout de même se rappeler qu'en, 2007, Sarkozy, resté Ministre de l' Intérieur jusqu'à l'ultime moment, utilisant tous les moyens de l' Etat et les sondages,  a mis ainsi Ségolène ROYAL en position d'infériorité par rapport à lui. Et cela ce n'est pas la République.

Il faut se rappeler les affaires qui font planer un doute certain sur le montant des dons dont il a bénéficié. Affaire Bettencourt, argent remis de la main à la main.Si c'était prouvé, cela veut dire qu'il aurait dépassé le plafond autorisé et n'aurait donc pas dû être élu.

Nous ne le laisserons pas recommencer. Ce comportement est indigne  et frauduleux!


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