SEGOLENE ROYAL A LA RENCONTRE DU PEUPLE
A Marseille, la candidate de 2007 a voulu renouer avec les classes populaires, au bénéfice du candidat de 2012.
Première différence ! Hollande ne met guère les pieds dans ces quartiers où Royal dit être chez elle. Aux échanges à l'entrée des cités, l’actuel prétendant à l’Elysée préfère les rencontres avec les élus, les professionnels, les chefs d’entreprises. Il écoute, prend des notes et fait la synthèse. Son oreille attentive, son esprit synthétique et la clarté de son expression font merveille dans une assemblée. Cela ne signifie pas que François Hollande fuit le peuple. Loin de là ! Le député de Corrèze raffole des bains de foule. Il est champion inter régional de serrage de pognes, sourire avenant et blague aux lèvres.
Mais il n’est pas capable des "apparitions" de son ex-compagne. Toujours évangélique, Ségolène Royal joue de sa simple présence. "Je me souviens qu’elle est déjà venue nous voir en 2007. Elle nous avait déjà demandé si notre travail est difficile…", se souvient l’employée d’un couscous de la rue Nationale. Sur le pavé marseillais, la candidate de 2007 conserve une aura. "En 2007, la participation a atteint 93% dans les bureaux de vote de ce quartier", rappelle-t-elle. "Hollande président ! ", entonnent quelques passants avant de se raviser. Manifestement, le slogan ne colle pas avec l’image.
Le sens de la communication politique : Royal et Hollande ont ceci en commun. Chaque déplacement du candidat socialiste en exercice est désormais suivi par une caravane de cinquante, cent voire cent-cinquante journalistes. Et force est de constater que François Hollande sait les distraire. Briefing à la voiture restaurant du TGV, points presse pour nourrir les journaux parlés et télévisés, conférence de presse pour faire passer le message… Le "Hollande Tour" est d’abord une vaste entreprise de production d’images, de déclarations et d’échos. "Ils nous promènent", se lamentent parfois les suiveurs qui ont aussi une âme.
Le charisme de Ségolène Royal est différent. Son destin fascine toujours. Une soixantaine de journalistes l’accompagnent à Marseille. Mais la présidente de la région Poitou-Charentes ne bénéficie plus des moyens d’un candidat à la présidentielle. Sa com’ sent la fin de tournée. Ici, elle fait mine de visiter une crèche installée au pied d’une cité des quartiers Nord… Mais doit y renoncer du fait de l’ampleur de sa suite. Là, elle dialogue avec un professeur et quelques élèves d’un collège. Pour quoi faire ? Ségolène Royal vante les mérites du projet Hollande, en bonne équipière. Mais elle ne parle plus pour elle-même. Et zappe le point presse prévu en fin de journée…
Dans la grande salle bondée de la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture, les socialistes marseillais lui réservent un accueil anti-spleen. Ici, on se souvient que la candidate avait enthousiasmé les foules en faisant jchanter la Marseillaise - une première ! - à l’issue de son grand meeting. Ici, la madone des sondages remporta le second tour. Bref, ce n’est pas dans la ville de la Bonne-Mère qu’on aurait "oublié" de la faire figurer dans une histoire du socialisme français ! "La victoire que j’ai obtenu aux élections municipales du centre de Marseille, je la lui dois", confie Patrick Menucci, ci-devant coordinateur de la campagne de Royal en 2007.
Mais l'ex-fan des "désirs d'avenir" veut vivre au présent. "Nous sommes à 70 jours du premier tour de l’élection présidentielle, et ce changement nous devons le réussir", lance Royal à la tribune. Elle remercie le peuple de Marseille qui lui avait apporté ses suffrages en 2007… Et l’appelle à se mobiliser de nouveau. Ségolène Royal entend parler aux classes populaires, s’adresser aux quartiers défavorisés et admonester une jeunesse désorientée. Une tâche que François Hollande lui délègue volontiers… "Ils n’ont rien fait à droite, ils n’ont rien fait la haut pour éteindre le feu de colère qui couve sous la cendre des illusions perdues."
La meilleure promesse du candidat Hollande? L’éducation. "La conviction de la gauche a toujours été la revendication de l’émancipation par l’école." Mais maîtresse Ségolène rappelle les jeunes à leur devoir. "Nous ne voulons pas vous plaindre. Mais nous vous demandons de prendre vos responsabilités. Pour réussir, vous devez travailler dur à l’école. Faites-le et dites-le à vos frères et sœurs ! " Se gardant de tout misérabilisme, Royal croit à l’énergie qui sourd dans les quartiers populaires. "Nous ne devons pas laisser l’ambassade des Etats-Unis attirer les jeunes talents. Ce travail nous devons le faire."
Forcément optimiste, Ségolène voit le mal en Sarkozy. Alors elle retrouve ses accents prophétiques. "Dans 70 jours nous devons faire cesser cette longue nuit du Fouquet’s ! "Comme si la candidate malheureuse de 2007 entrevoyait enfin la lumière. Elle a échoué, certes. Mais "François Hollande le fera". Puisqu'elle croit (de nouveau) en lui."
Moi je pense, pour l'avoir entendue à L'assemblée Générale de Désirs d'Avenir, que Ségolène ROYAL croit surtout à la démocratie par la preuve, à la démocratie participative, au pouvoir du peuple de participer aux décisions qui le concernent, à la nécessité de mettre en place des organismes qui le permettent, au contrôle de l'application des décisions prises, par le peuple, ce qu'elle appelait en 2007 les Jurys Citoyens..
Et elle a ajouté quels que soient les résultats de 2012 et quel que soit le gouvernement en place.
Comme elle l' a, si bien dit ce jour là, il faut revenir aux fonfamentaux de la démocratie:
LE POUVOIR DU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE....Coïncidence? C'est sur ces fondamentaux que repose le programme de Jean Luc Mélenchon.
Comme l'a également souligné Ségolène ROYAL: LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE EST L'ELEMENT MAJEUR DES REFORMES QUE LA GAUCHE MET EN PLACE. LE PEUPLE EST L'ACTEUR DU CHANGEMENT.
C'est dire que le combat n'est pas terminé. Que Ségolène ROYAL, quel que soit le poste qu'elle occupera si la gauche est au pouvoir en 2012, s'investira pleinement dans ce qu'elle appelle la démocratie jusqu'au bout, et surtout la démocratie participative.
C'est dire que Ségolène ROYAL, comme elle s'y était engagée soutient le candidat arrivé en tête des primaires, qu'elle fait son boulôt et s'y implique pleinement, mais qu'elle n'a pas renoncé au nouveau modèle de soiété qu'elle a proposé aux Français en 2007 et ensuite pendant les primaires socialistes.
En réalité, Ségolène ROYAL n'a renoncé à rien, se bat pour " faire gagner la gauche", comme elle l'a dit lors de l'Assemblée Générale de Désirs d'Avenir, et donc pour François Hollande.
Mais elle ne renonce pas à ses idées et c'est tout le sens de la présence active du Conseil Politique de Désirs D'Avenir, dont Jean Louis Bianco, Dominique Bertinotti, Jean Louis Garot, et d'autres encore dans les équipes chargées de la mise au point de programme présidentiel de François Hollande.
Et elle a choisi de soutenir François Hollande, pendant cette campagne, sur ses idées, donc sur les thèmes qu'ils partagent.
Elle participe au combat collectif mené par le Parti Socialiste pour soutenir la candidature de François Hollande, avec loyauté mais le plus important c'est " d'être soi-même."
" VOUS POUVEZ COMPTER SUR MOI DEBOUT ET FIERE DE CE QUE NOUS AVONS FAIT."
Donc aucun reniement. Convaincue qu'un " échec c'est toujours l'ouverture de nouveaux possibles" Ségolène Royal, soyons en sûrs, continuera à placer ses petits cailloux et à tracer son chemin.
Après les primaires, un journaliste du Point, je crois avait écrit:" Ségolène ROYAL, elle revient toujours...."
Elle reviendra vers d'autres victoires. Je dis bien vers d'autres victoires, car la bataille idéologique, elle l'a bel et bien gagnée, même si pour cela, il a fallu rester au dessus des appareils, bousculer les appareils, même si maintenant elle en paye le prix parce qu' elle a toujours raison avant les autres et se heurte à leur résistance, même si elle les agace, ils sont obligés d'y arriver et de prendre ses idées.
ALORS, BON VENT SEGOLENE ET NOUS SOMMES TOUJOURS LA.